2027 : fixer un objectif qui tient la route

Fixer ses objectifs en janvier, c’est déjà partir avec trois mois de retard. Pour un cabinet dentaire ou d’orthodontie, l’automne est le bon moment pour poser la trajectoire de l’année suivante : un chiffre construit sur vos charges, vos envies et votre capacité réelle, puis suivi tout au long de l’année.

Pourquoi s’y mettre dès l’automne

2026 n’est pas terminée : il reste trois mois, et c’est maintenant que se prépare ce que vous récolterez en 2027.

La première raison, c’est l’inertie. Une décision prise au cabinet porte ses fruits deux à trois mois plus tard. Recruter, réorganiser l’agenda ou revoir vos plans de traitement en octobre, c’est démarrer janvier sur la bonne pente.

La seconde, c’est l’introspection. On ne fixe pas un objectif un dimanche soir. Il faut reprendre ses chiffres annuels et se poser quatre questions : quel sera mon atterrissage 2026 ? Qu’ai-je mis en place cette année ? Quels leviers dépendent vraiment du cabinet ? De quoi suis-je capable ?

Ce que je dois, ce que je veux, ce que je peux

Un objectif solide répond à trois questions, à poser dans cet ordre.

Ce que je dois.

C’est le socle : vos charges fixes (loyer, salaires, emprunts, abonnements) et vos charges variables (prothèses, consommables). Ce montant est le minimum à produire pour que le cabinet tienne. Tout ce qui arrive après est considéré comme du gain. Ce chiffre s’appelle le point mort. C’est à partir de ce seuil qu’on gagne de l’argent. Trés souvent, vous ne le connaissez pas en cabinet; c’est pour ça que nous on le calcule pour vous 😉

Ce que je veux.

Votre rémunération, un investissement à financer, une embauche. C’est ce qui transforme le seuil de rentabilité en véritable ambition. De combien ai-je besoin pour me rémunérer 10% de plus ?

Après tout, on travaille tous aussi (un peu!) pour ça !

Ce que je peux.

C’est le principe de réalité. Votre agenda a-t-il encore de la place ? Êtes-vous déjà au maximum de votre potentiel patients ? Un objectif doit répondre à une capacité. Si l’écart entre ce que vous voulez et ce que vous pouvez est trop grand, c’est un levier qu’il faut actionner, pas un chiffre qu’il faut gonfler.

Un objectif SMART

Une fois le montant défini, vérifiez qu’il coche les cinq critères SMART :

  • Spécifique : « augmenter mon chiffre d’affaires » ne suffit pas, « atteindre tel montant d’honoraires encaissés », si.
  • Mesurable : un chiffre, rattaché à un indicateur précis.
  • Atteignable : cohérent avec votre potentiel patients.
  • Réaliste : compatible avec votre équipe, votre agenda et vos ressources.
  • Temporellement défini : une échéance claire, idéalement découpée en paliers mensuels

Très souvent on entend « je veux développer mon activité ! »
d’après vous: SMART ou pas SMART ?
Un exemple d’objectif SMART c’est : » accroître mon CA de 10% »

Pourquoi c’est SMART ?

S = spécifique = on ne parle que de CA

M= Mesurable = je pars de X et je finis à X=10%. 

A = Atteignable = grâce à MasterDoc je sais que je progresse en moyenne de 7% depuis 3 ans. 10% de progression est donc atteignable

R= Réaliste = c’est réaliste car je n’exagère rien, j’ai l’équipe, les fauteuils et le plateau pour les atteindre.

T = Timé = je suis à X le 31.12.2026; je prévois de finir à X+10% le 31.12.2027. Un chiffre, puis un suivi toute l’année.

Le plus difficile n’est pas de fixer l’objectif, c’est de le tenir. Un chiffre posé en octobre et relu un an plus tard ne sert à rien.

Le suivi régulier permet de mesurer l’impact de chaque décision et de capitaliser sur ce qui fonctionne.

Surtout, il permet d’anticiper : repérer une dérive dès qu’elle apparaît, avant qu’elle ne s’installe, et corriger pendant qu’il est encore temps.

C’est tout l’intérêt de MasterDoc : une connexion quotidienne vous donne la tendance de votre trajectoire, pour décider en connaissance de cause plutôt que de constater les écarts en fin d’exercice.

Alors, quel sera votre chiffre pour 2027 ?

💡 À lire également

➡️ Comment améliorer le taux d’occupation des fauteuils ?

➡️ Comment réduire les créneaux vides ?

➡️ Les erreurs qui ralentissent votre cabinet

Comment optimiser l’agenda d’un cabinet dentaire ?

L’optimisation d’un agenda consiste à organiser les rendez-vous de manière à améliorer l’utilisation des fauteuils, réduire les temps morts, limiter les annulations et fluidifier le travail des équipes. L’objectif est d’utiliser au mieux la capacité du cabinet, sans nécessairement augmenter le nombre d’heures travaillées.

Pourquoi mon agenda est-il plein mais mon cabinet n’est pas plus rentable ?

Un agenda complet ne garantit pas une bonne performance. Des créneaux mal répartis, des temps de transition importants ou des annulations de dernière minute peuvent limiter la production réelle du cabinet malgré un planning apparemment chargé.

Quels indicateurs suivre pour améliorer son agenda ?

Les principaux indicateurs concernent notamment le taux d’occupation des fauteuils, les créneaux vides, les annulations, les no-shows et les temps de transition entre les patients. Leur suivi régulier permet d’identifier les principaux axes d’amélioration.

Faut-il prévoir des créneaux libres dans son agenda ?

Selon l’organisation du cabinet, conserver une certaine flexibilité peut faciliter la gestion des urgences, des imprévus ou des dépassements de consultation. L’objectif est de trouver un équilibre entre disponibilité et efficacité opérationnelle.






Nos ressources à consulter

Des articles, vidéos, guides et études pour
prendre des décisions éclairées.